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les révolutions de 1917 à 1921
La boucherie de la guerre de 14-18 accouche d’un monde qui se révolte.

La boucherie de la guerre de 14-18 accouche d’un monde qui se révolte.

Berlin, le 9 novembre 1918
Franz Jung, Le Sarabée Torpille I
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Lorsque le rideau se leva sur la journée du 9 novembre 1918 à Berlin, figurants et acteurs étaient déjà en place.

On avait amené sur la Potsdamer Platz un régiment de la Landwehr, rassemblé à Francfort-sur-l’Oder et envoyé dans la capitale sur ordre du commandant de la marche du Brandebourg, des bruits concernant des troubles imminents y circulant déjà depuis plusieurs jours.

Les quelques civils qui se trouvaient là étaient en majorité des curieux. « La troupe est prête à intervenir... La population berlinoise accueille chaleureusement les soldats... » Il y avait quelque chose de cette atmosphère, ce matin-là, sur la Potsdamer Platz.

On vit aussi à plusieurs reprises des petits groupes dispersés portant des banderoles ou de simples écriteaux de carton avec des slogans tels que « Nous voulons la paix !... Le peuple et l’armée sont solidaires ! »

La troupe recevait ses ordres de la gare de Potsdam ; elle était, à sa descente de wagon, dirigée par les rampes de chargement vers les rues transversales avoisinantes. C’est de là que, section par section et compagnie par compagnie, elle avait progressé vers la place et ses premiers éléments se trouvaient déjà à droite et à gauche du début de la Leipziger Strasse.

Ordre avait été donné de s’arrêter et d’attendre. Les sections s’étaient regroupées et l’on avait formé les faisceaux.

Cette troupe était composée en majorité d’hommes d’un certain âge, pleins de sérieux et de dignité, petits fonctionnaires appelés au dernier moment ou artisans des villages environnants possédant trop peu de terre pour pouvoir demander leur renvoi anticipé. Les quelques jeunes parmi eux semblaient visiblement gênés d’être tombés au milieu de cette bande de gens plus âgés.

Tôt le matin, le commandant de la place de Berlin avait fait diffuser un communiqué destiné à tranquilliser la population : « Il n’a été fait appel à la troupe que dans le but de maintenir l’ordre »... « La troupe ne tirera pas... », etc. Il aurait pu se dispenser de le dire, chacun pouvait le constater par ses propres yeux.

L’atmosphère n’en était pas moins très lourde ce 9 novembre au matin, sur la Potsdamer Platz, et les heures n’en finissaient pas de s’écouler. On ne voyait nulle part d’officiers, seuls les sous-officiers étaient restés avec les hommes, qui se sentaient très mal à l’aise, tout comme les civils.
La révolution... comment est-ce qu’on la fait ?

Par où et comment faut-il commencer ?

C’était le même calme qu’à la maison, au village, lorsque les pompiers viennent de partir ; mais il n’y avait le feu nulle part, rien ne brûlait... Quelques-uns des civils qui flânaient là lièrent conversation avec les soldats, désœuvrés autour de leurs fusils disposés en pyramides. On alluma des pipes — apparemment au mépris d’un ordre donné précédemment, à en juger par les regards curieux lancés par les autres groupes —, mais les conversations ne s’engageaient pas vraiment.

C’étaient de brèves questions, suivies de brèves réponses, pas de discours provocants ni d’appels, pas d’enthousiasme, rien qu’une ennuyeuse attente. Attendre, attendre... et ce serait bientôt l’heure de retourner à la maison — bien sûr, à la maison !

Les curieux en étaient pour leurs frais. Finalement, un certain mouvement se fit dans les sections au nord de la place, on ne voyait pas bien, du côté opposé... Des émissaires venaient, semble-t-il, d’arriver, on ne savait lesquels, on voyait des camions et puis, sur les camions, des gens en civil et en uniforme, avec des brassards blancs... Le bruit se répandit alors, au sud de la place, que le régiment s’était mis à la disposition du nouveau gouvernement et la nouvelle filtra qu’un gouvernement provisoire était en voie de constitution à la Chancellerie.

Les sections, de l’autre côté de la place, s’étaient à nouveau rassemblées et s’apprêtaient à partir.

Côté sud, en revanche, le désarroi avait plutôt grandi. Aucun ordre n’était encore parvenu, aucune nouvelle même qui fût un peu plus fondée que les bruits partout en circulation.
J’étais resté la plupart du temps sur le trottoir, observant la situation. Appelé, la nuit précédente, à me rendre dès le petit matin sur la Potsdamer Platz, je n’avais plus entendu parler depuis lors de mes agents de liaison, des membres de l’un des nombreux groupes Spartakus opérant à l’échelon local. Je n’étais cependant sans doute pas le seul sur la place à me trouver coupé de toute liaison.

On m’a dit plus tard qu’on avait énormément négocié pendant toutes ces heures, au foyer et au restaurant du Reichstag, dans les rédactions des journaux et les antichambres des hauts fonctionnaires du gouvernement dont les émissaires, chargés de rapporter des nouvelles des bureaux voisins, auraient été constamment en route.

J’avais échangé auparavant quelques considérations générales sur la situation avec le groupe de soldats le plus proche de moi. Nullement curieux de savoir comment les choses allaient tourner et encore moins désireux de se faire remarquer d’une manière ou d’une autre, les hommes de la Landsturm n’en furent pas moins disposés à me suivre, lorsque je les y incitai...

Sans doute cela leur sembla-t-il préférable à se contenter de rester là, livrés à eux-mêmes.
Je n’avais naturellement aucun ordre ni même un quelconque plan précis, et c’est plus sous le coup d’une inspiration née de l’instant que je me mis en marche avec mes gens. Se détachant de la foule, une demi-douzaine de soldats se joignirent à nous en cours de route et notre petite troupe prit la Leipziger Strasse, la Friedrichstrasse, puis la Charlottenstrasse jusqu’au bureau de l’agence télégraphique officielle Wolff. Tout cela devait avoir l’air très excitant et notre allure être très martiale... chacun aura été convaincu, en nous voyant, qu’il se préparait quelque chose d’important.

Je fis faire halte devant l’agence, un bâtiment de deux étages dont le second était occupé par les appartements du directeur, un conseiller privé dont le nom n’a pas d’importance. J’expliquai aux hommes que nous devions occuper le bureau et nous grimpâmes l’escalier à grand fracas jusqu’au premier. Nous fîmes irruption dans la grande salle avec les cabines téléphoniques le long des murs et, au milieu, occupant presque toute la pièce, la table sur laquelle les rédacteurs de nuit avaient l’habitude de dormir, la tête posée sur des liasses de bulletins officiels.

Dans une des arrière-salles, les téléscripteurs crépitaient et, de toutes les pièces attenantes, affluaient maintenant les sténodactylos, le reste du personnel et les femmes de ménage... Un vieil homme, dont la physionomie inspirait particulièrement la confiance et qui aurait pu être le père de toute la compagnie, fut nommé commandant de l’agence occupée et je fis arrêter le téléscripteur dont les opérateurs avaient entre-temps disparu.

Deux rédacteurs se présentèrent alors — le premier d’un certain âge, fonctionnaire typique et assez apeuré, l’autre plus jeune et bien nourri, qui s’était sans doute casé là grâce à ses relations avec un député —, ainsi que quelques étudiants intérimaires L’un des deux rédacteurs, qui étaient descendus de l’étage au-dessus, prononça un discours soigneusement préparé selon les modèles historiques antérieurs : ils se déclaraient prêts à servir le nouveau régime, de leur plein gré et par conviction intime... Des murmures approbateurs lui firent écho dans la salle.

« Le bureau reste fermé. Qu’on place des sentinelles en bas, à l’entrée et que tous les employés se rassemblent dans la grande salle du bas ! Chacun d’eux recevra un laissez-passer... » Et, prenant deux hommes avec moi, je montai à l’étage supérieur.

Nous n’y étions pas encore arrivés, que le conseiller privé se tenait déjà dans l’embrasure de sa porte ouverte, prêt à nous accueillir : « Messieurs, nous dit-il, je cède à la violence ! »

Après avoir marmonné quelques mots au sujet de la prise en main de l’agence par le gouvernement révolutionnaire, je déclarai le conseiller privé placé en résidence surveillée, lorsque sa femme apparut derrière lui. C’était, contrairement à cet homme d’une distinction marquée, une petite personne remuante et très excitée, qui voulut commencer à négocier : « Mais, messieurs, vous ne pouvez pas faire ça ! Vous devriez avoir égard, etc. » Du pied, je lui fermai la porte au nez

Je m’apprêtais à mettre ensuite un peu d’ordre en bas, mais j’y renonçai, tant le spectacle qui s’offrit à mes yeux était idyllique. Les femmes avaient amené des chaises des pièces contiguës et mes troufions, qui avaient pendu leurs uniformes aux dossiers et déposé leurs fusils dans les cabines téléphoniques, étaient assis, en tricots et en vestes de laine, autour de la table. Les deux femmes de ménage firent leur apparition avec de grandes cafetières, tandis que les sténodactylos apportaient des tasses. Messieurs les rédacteurs observaient la scène en souriant d’un air satisfait. Les deux poêles, bien entretenus, répandaient une douce chaleur dans la salle...

La révolution allemande avait commencé.

« Ils ne tireront pas »... Les marins non plus ne tirèrent pas. Lorsqu’on doit tirer, il n’est pas absolument nécessaire de savoir pourquoi l’on tire, mais il est nécessaire d’avoir une cible, de savoir sur qui l’on tire...

Les marins sillonnaient la ville dans des camions découverts aux ridelles rabattues ; il y avait parfois des ouvriers avec eux, des civils en tout cas, qui agitaient des drapeaux rouges. On s’arrêtait quelquefois pour prendre quelqu’un dans la rue, qu’on hissait sur la plate-forme... Ils poussaient de temps à autre des cris que personne parmi les passants ne comprenait, sans parler du fait que nul ne se souciait vraiment de ce défilé aux allures carnavalesques.

Lorsqu’ils se mettaient à vociférer ou à brailler un air du haut de leur véhicule, les gens dans la rue devaient simplement se dire : « En voilà qui sont déjà saouls si tôt le matin ! »

J’eus l’occasion de considérer ce spectacle avec un certain étonnement en rentrant chez moi, car je fus chassé de l’agence télégraphique dès le début de l’après-midi. Le nouveau gouvernement, qui s’était installé dans la cour du palais de la Chancellerie et recevait ses ordres des couloirs du Reichstag, envoya en effet une autre colonne occuper l’agence Wolff et celui qui la conduisait était cette fois porteur d’un document signé par un membre du gouvernement provisoire. Cet homme, un dénommé Kuttner, devait écrire plus tard un livre de souvenirs sur la prise de Berlin par le gouvernement révolutionnaire, dans lequel il relate ses exploits lors de l’occupation de l’agence Wolff.

Les sentinelles en faction devant la porte d’entrée furent écartées et mes gens de la Landwehr se trouvèrent soudain en face de véritables canons de fusil, pointés sur eux de manière menaçante. Les nouveaux arrivants faisaient montre de beaucoup d’excitation et M. Kuttner paraissait avoir grande envie de faire un exemple, afin d’intimider tout le monde et de fortifier l’ordre et la morale. M’agitant sans cesse son revolver sous le nez, il m’eût sûrement fait volontiers fusiller s’il avait été sûr de l’approbation de ses supérieurs. Il se doutait vaguement, en tant que rédacteur au Vorwiirts, que je pouvais encore entretenir quelques rapports avec Rauscher et Breuer, les fondateurs de l’Association pour la défense des écrivains, qui étaient pratiquement à la fois ses mandants et ceux auxquels il devait sa nomination. Il se contenta donc de crier à la cantonade qu’il ordonnerait de tirer, si je ne me retirais pas immédiatement avec mes gens.

Cette opération se déroula au titre de l’épuration des administrations et offices du Reich des pillards et saboteurs et du nettoyage des nids de spartakistes.

Nous nous sommes donc retirés. Je ne sais ce que pensèrent les sténodactylos et les employés, le conseiller privé et les rédacteurs — sans doute auront-ils ricané dans notre dos... Kuttner, pour sa part, resta maître du terrain avec ses engagés temporaires.

J’envoyai mes hommes à la Chancellerie, en leur disant qu’ils y recevraient les nouveaux ordres. Certes, ils voulaient tout simplement rentrer chez eux, mais comme je n’étais pas en mesure de leur délivrer les papiers nécessaires, ils sont vraisemblablement retournés auprès de leurs officiers.

La revue Die Aktion avait annoncé pour le même soir une des conférences qu’elle organisait régulièrement dans une des salles où l’on chantait d’habitude des lieder de Schubert ou bien jouait du violoncelle. Cette soirée, qui fut à ma connaissance la dernière, est devenue pour moi un des événements remarquables de l’histoire politique intérieure des années suivantes.

J’ignore d’où venaient tous ceux qui, par centaines, emplissaient la salle jusqu’à la dernière place, tandis que la foule se pressait encore sur le palier. S’il y avait parmi eux les activistes proprement dits de la revue — qui fut, comme chacun sait, une plate-forme de lancement pour de jeunes écrivains et poètes, peintres et dessinateurs, et dans les volumes de laquelle ses lecteurs intéressés, peut-être encore dans l’exercice de leurs fonctions après avoir survécu à une deuxième guerre mondiale, conservent soigneusement leur jeunesse —, si, dis-je, ces contemporains étaient là, ils furent submergés, moulus et broyés... réduits à l’état de simple engrais culturel.

Pas un seul d’entre eux, en tout cas, ne put prendre la parole au cours de la discussion générale qui s’engagea immédiatement, sans aucun discours préliminaire.

Tous ceux qui furent prononcés étaient entièrement improvisés, et c’est ce qui fit de cette soirée l’événement particulier dont je parlais. Les orateurs appartenaient aux catégories professionnelles les plus diverses et chacun commença par décliner sa profession. Presque tous m’étaient totalement inconnus et la plupart n’étaient sûrement encore jamais allés à une soirée de la revue : je suppose qu’ils vinrent ce soir-là parce que, après avoir lu l’annonce placardée en bas, à l’entrée, il leur avait semblé que c’était l’endroit où ils pourraient s’exprimer. Et ces orateurs issus de la masse du peuple, auditeurs plus passifs que convaincus de toutes les grandes manifestations publiques des partis, parlèrent...

Ils parlèrent de leur attente et de leur déception.

Aucun d’eux n’avait de programme à proposer ; ils voulaient savoir ce qu’il fallait faire à présent, demandaient une réponse à des questions qui les préoccupaient constamment de manière en quelque sorte subconsciente. Et ils parlèrent des forces occultes qu’ils soupçonnaient à l’œuvre dans tous les événements dès que ceux-ci commençaient à se dérouler d’une façon différente de celle qu’ils s’étaient représentée, du jeu dans les coulisses, des camouflages et, à l’opposé, de ces appels qui leur semblaient écrits sur un tableau noir, comme à l’école...

Ainsi apparaissait-il avec évidence que les participants aux manifestations de masse peuvent très bien se former une opinion personnelle. Ils ne sont seulement pas capables de l’exprimer et, d’ailleurs, on ne le leur permettrait pas. Ils écoutent ce qu’on veut leur faire entrer dans le crâne, mais leurs pensées suivent d’autres chemins. Ils comparent ce qui les a frappés dans la journée, pendant des semaines voire des années, et se disent que ça aurait dû être autrement.

Ni les perspectives politiques lointaines que, de toute manière, seule une petite minorité parmi eux peut suivre, ni les améliorations momentanées de la subsistance quotidienne... non, ils pensent à leur famille, aux enfants, à l’école et à la police, au patron du bistrot où ils boivent leur bière, à leurs partenaires aux cartes et à tous ceux avec lesquels ils ont des rapports, aux disputes et à la claque amicale sur le postérieur de la femme... C’est ainsi que tout passe, en effet, un jour après l’autre — sait-on vers quelle fin ? Et sait-on ce qui se passe tout autour pour chacun en particulier, pour les autres et pour tous ? Car, en fin de compte, nous sommes tous dans la même barque. Ça devrait être autrement... Il faut que quelque chose arrive, qui change tout, il faut que ça change.

Tels étaient les espoirs dont ils parlèrent l’un après l’autre. Très peu parmi eux étaient capables d’exprimer clairement ce qui devait être changé et comment cela devait se faire. Toute la discussion tourna autour de cette seule idée : ce qui se joue actuellement dehors, dans le bruit et le fracas — ce n’est pas ça. Ce n’est pas ça qui donnerait naissance à ce qu’ils étaient disposés à attendre... Y aurait-il ou non la paix ? Qu’on laisse les gens s’entre-tuer, s’ils en avaient envie. L’empereur se retirerait-il ? Bah, l’empereur est-il autre chose qu’un personnage dont on vous parle à l’école, parmi tant d’autres ?

Ce gouvernement s’en va, un autre arrive, puis un autre après lui... Ne t’en fais pas, les politiciens régleront ça entre eux ! Et lorsqu’un orateur semblait sur le point de perdre le fil, le suivant était là, qui l’avait déjà repris.

Tous étaient d’accord, avec eux-mêmes et entre eux, aussi longtemps qu’il était question de ces vagues espoirs et des déceptions concrètes. Cependant, la méfiance fut générale, lorsque Pfemfert, ayant voulu résumer ce qui avait été dit dans une allocution finale, conclut en appelant ses auditeurs à s’opposer à la sorte de révolution qui se déroulait dehors, dans la rue, une révolution mensongère et falsifiée qui empêcherait qu’éclate la véritable...

Chacun, poursuivit-il, devait s’employer à sa place, dans le cadre de sa profession et, si nécessaire, au sein de son parti, à dénoncer la mascarade qui avait lieu dehors. Ils devaient prendre leur destin en main, au lieu de l’abandonner aux prostitués de la politique, aux députés et à la meute de dirigeants et de fonctionnaires qui se préparaient déjà à fondre sur eux... Ce fut alors le silence.

Tous ces gens, dont chacun criait auparavant plus fort que l’autre, se dispersèrent comme si un souffle glacé, pressentiment de leur destin — l’homme de la foule — les avait effleurés. Je les vis non seulement se disperser, mais encore se mettre brusquement, à peine arrivés dans la rue, à s’enfuir dans tous les sens, déjà talonnés par la panique.

Pourtant, ils avaient tous raison et cela m’a beaucoup impressionné. Mais que faire ? Comment leur parler et les approcher de manière à ce qu’ils se comprennent eux-mêmes, avec les cloisons qui les séparent et ce qu’ils ont en commun, et la force cachée vivante dans chaque être humain ? Qui restera inefficace aussi longtemps que chaque jour qui passe, toujours, l’ensevelira de nouveau.

Ce qui venait de se manifester déjà, ce soir-là, c’était l’autre face de la révolution, ce courant de fond qui se transforme si facilement en contre-courant par la suite.

P.S. :

Franz Jung, Le Sarabée Torpille Éditions Ludd 1993


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